Groupe de mesures 1 : Le secteur public fédéral donne l'exemple

Pour convaincre les citoyens et les entreprises du pays de changer les comportements en matière de mobilité, les autorités doivent en premier montrer l’exemple et contribuer à des réductions d’émissions de polluants et de gaz à effet de serre.

Quatre mesures sont proposées :

Mesure 1 : Développer le télétravail dans les administrations fédérales ou dépendant indirectement du niveau fédéral (et le promouvoir dans le secteur privé).

Mesure 2 : Développer le carpooling dans les administrations fédérales ou dépendant indirectement du niveau fédéral (et le promouvoir dans le secteur privé).

Mesure 3 : Améliorer les performances environnementales des flottes publiques fédérales (cf. atelier « Climat&Energie » dans le groupe de mesures : « Rôle d’exemple des pouvoirs publics et des autres parties prenantes »).

Mesure 4 : Elaborer des plans de déplacement d’entreprise pour tous les sites des administrations publiques fédérales où sont occupées en moyenne au minimum 30 personnes.

Réactions: 3

carlier
30-05-2008 13:46
Il ne faut pas limiter ces actions au fédéral
mais à tous les niveaux de pouvoir en Belgique.
2012
19-05-2008 16:13
Il faut d'urgence augmenter la prime (0,15 € actuels) au kilomètre pour les fonctionnaires qui effectuent leurs déplacements vers le lieu du travail à deux roues.
Lakaye Marie-Evelyne
17-05-2008 18:36
Le télétravail ou, à défaut, la création d’antennes délocalisées est une excellente mesure!

Je travaille dans une société informatique qui a décidé, voici bientôt cinq ans, de regrouper tout son personnel dans de nouveaux bâtiments situés dans un zoning industriel, et ce afin de réaliser des économies d’échelle. Depuis lors, des dizaines d’employés sont obligés de faire des navettes biquotidiennes de près de cent kilomètres, et encore plus pour certains. Vu les embouteillages qui sont chaque année plus importants, ces employés ont des temps de trajets de plus en plus longs et consomment de plus en plus pour le même trajet.

Le télétravail est parfaitement possible techniquement dans de très nombreuses sociétés, et certainement dans une société informatique (via les connexions « VPN »). Il ne pose aucun problème d’organisation, pour autant que les employés qui le pratiquent se retrouvent aussi de manière régulière dans leur société. Personnellement, je le pratique de manière occasionnelle depuis plusieurs années, et mon efficacité s’en trouve chaque fois grandement améliorée vu qu’il m’épargne deux heures sur les routes.

Mais les employeurs aujourd’hui sont encore souvent réticents, et le télétravail n’est souvent accepté que du bout des lèvres. Afin de donner une impulsion importante à ce mode de travail qui n’a que des avantages du point de vue de l’environnement et des économies d’énergie, il faudrait que le gouvernement mette en place des incitants financiers (déductions fiscales) pour les employeurs prêts à accepter le télétravail. Pour les employeurs réticents, on pourrait envisager de favoriser également la création d’antennes délocalisées. Ces deux mesures (télétravail et antennes délocalisées) seraient tout bénéfice sur les plans de l’environnement, de la mobilité et de l’efficacité pour les employés, qui éviteraient de passer chaque jour des heures sur les routes ou dans des trains ! Tout le monde y gagnerait.

L’argent économisé sur la sécurité sociale (moins d’accidents, meilleure santé des employés), sur l’entretien des routes, sur la réduction de la pollution, … permettrait de financer la mesure proposée, tout en permettant de sauvegarder l’environnement.

Marie-Evelyne LAKAYE