Groupes de mesures 3 : Alimentation et environnement

Parallèlement, nos schémas de consommation alimentaire subissent également d’importantes modifications en raison des changements économiques et sociodémographiques qui s’opèrent dans notre société.

En effet, nos schémas de consommation sont notamment influencés dans une certaine mesure par la modification de la structure familiale ainsi que des modes de vie et de travail :

  • augmentation de la densité de population, exode rural et urbanisation ;
  • augmentation des revenus, amélioration du bien-être et faiblesse des prix des aliments (réduction de la part du budget réservée à l’alimentation) ;
  • vaste offre de produits internationale et augmentation de la consommation de viande ;
  • émergence de ménages à double revenu, horaires de travail flexibles ;
  • diminution du temps réservé à la cuisine et de l’expérience culinaire et ménagère ;
  • intensification de la société de consommation ;
  • vieillissement, augmentation du nombre de familles monoparentales, …

Ces changements passent en grande partie les aspects écologiques sous silence, entraînant un développement néfaste de l’impact sur l’environnement. Dans notre société urbanisée, les consommateurs achètent de très nombreux produits alimentaires à l’avance. Ce phénomène entraîne la nécessité de modes de conditionnement et de conservation adéquats pour éviter qu’ils ne pourrissent.

En outre, l’offre de produits à haute valeur ajoutée augmente (facilité d’utilisation - par exemple : salade nettoyée). Par conséquent, le marché regorge de produits grands consommateurs d’énergie qui nécessitent également une grande quantité d’emballages.

Malgré le fait que 13 % de la population mondiale souffrent de malnutrition, on estime la part d’aliments gaspillés à un quart de la production mondiale. Cette situation est tout à fait inacceptable d’un point de vue social. Ce gaspillage entraîne non seulement un problème de déchets mais exerce surtout une influence négative indirecte bien plus importante sur l’environnement. En effet, toutes les étapes préalables - polluantes – de la chaîne alimentaire n’ont servi à rien. En outre, il s’agit également d’un gaspillage de moyens financiers ayant un impact négatif pour le consommateur.

La modification de nos habitudes alimentaires a des répercussions néfastes sur notre santé. En effet, une alimentation déséquilibrée (trop riche en sucre, graisse, sel et viande, trop pauvre en fibres, fruits et légumes, glucides complexes, etc.), peut favoriser l’apparition de maladies liées au bien-être telles que le diabète, l’hypercholestérolémie, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires ainsi que certains cancers.

En outre, l’adoption d’un régime plus riche en viande entraîne une augmentation de l’impact environnemental en raison de la pression élevée sur l’environnement qu’exerce l’élevage de bétail. Songez notamment aux émissions de méthane et de NOx du fumier et l’utilisation des terres pour l’élevage.

Les mesures suivantes visent à identifier, quantifier et préciser les pressions environnementales très diverses qui découlent des modes de production et de consommation non durables en matière d’alimentation, en tenant compte des piliers sociaux et économiques d’une stratégie durable. Dans ce cadre, il conviendra d’accorder une attention toute particulière au développement de modes de consommation plus sains.

Réactions: 10

Geanne
20-05-2008 13:04
il est vrai que le gaspillage de la nourriture a l'echele du particulier, des grandes surfaces, etc est intolerable et nous y avons tous succombe un jour! Avec l'augmentation du niveau de vie et en partie la proliferation des grandes surfaces, il nous asuffit de quelques generations pour oublier la peur d'avoir faim, le rationement, les remords de jeter et le recyclage. Il nous faut reapprendre ces gestes pourtant si simples et accepter de passer plus de temps pour faire ses courses et a cuisiner: acheter des produits locaux et de saison; faire ses courses a pied ou a velo (on est oblige d'acheter moins et seulement ce dont on a besoin); accepter de manger les 'restes'; faire un composte, avoir un poulallier, etc...
2012
19-05-2008 15:49
Le thon est un des plus grands poissons des mers et océans de la planète. Même si les sardines sont l'espèce la plus répandue et la plus pêchée), il y a assez de thon dans les océans pour nourrir les 6 milliards d'humains actuels. Il suffit de le pêcher, de vouloir le pêcher (attention, la pêche au thon n'est pas facile, il s'agit d'un poisson très intelligent, comme par exemple les carpes) à grande échelle. Le thon se conserve très bien et il y a même moyen de le conserver encore plus longtemps en le lyophilisant (on peut facilement faire de la "poudre" de thon, sèche). Très nutritif. Il suffit encore une fois de cinq minutes de courage politique international (planétaire), - par exemple au niveau des Nations unies.
dominique
17-05-2008 11:32
Pour limiter notre impact sur la Terre et améliorer notre santé,nous devons limiter notre consommation de viande.N'oublions pas qu'il faut 5kg de céréales pour produire 1kg de boeuf, 3kg pour 1kg de porc mais seulement 2kg pour 1kg de volaille.De plus,choisissons de la viande produite près de chez nous plutôt qu'importée du bout du monde.
Paindville
16-05-2008 21:54
Deuxième exemple une superette voisine jette par soir l'équivalent de près de 3000€ de produits alimentaires dont la date est dépassée, même avec ce détail cette marchandise reste comestible encore quelques jours voire plus !
Des indigents se sont présentés au gérant pour les avoir et bien on les leur a refusé, qui plus est maintenant le container est fermer par un cadenas, et est surveillé lors des rondes de police. Merci D... ....... .
Paindville
16-05-2008 21:46
A Mr Berger J-M
J'ai un CPAS à côté de chez moi, j'y ai travaillé, ai encore des contacts avec des membres du personnel, et ai du faire appel à cet aide, et bien croyez-moi c'est écoeurant ce qui s'y passe au niveau alimentation.
Les surplus des préparations des repas sortent par camion entier et ce pour une porcherie de flandre, le petit personnel ne peut se servir, la distribution aux nécessiteux de la commune, purement innenvisageable pour la direction, et on parle de conscientiser la population, que les instances politique montrent et perdurent dans l'exemple d'abord. Et pas juste devant les cameras.
BERGER J-M.
15-05-2008 15:24
En tant que secrétaire de C.P.A.S.,je me permets de formuler cette suggestion :
un article publié dans le journal "Le Monde" du 6.05.2008 sous le titre "Des invendus de Rungis pour l'aide alimentaire" m'interpelle. L'initiative de l'Association nationale de développement des épiceries solidaires mérite d'être initiée dans notre pays. Les supermarchés et les marchés publics notamment doivent, chaque jour, détruire des produits frais. Des initiatives d'économie sociale devraient permettre, avec la collaboration du monde économique, de mettre ses produits à la disposition de tous ceux qui ont en charge l'aide alimentaire
Alain
15-05-2008 12:43
les consomateurs ne peuvent conscientiser l'impact de leurs achats que si ils disposent d'information claires sur leur impact social et environnemental. On ne sait pas toujours si les haricots que l'on vient d'acheter viennent d' Affrique-du-Sud!
Les petits producteurs-transformateurs agricoles existent en Belgique, mais les normes de production, pensées pour des grosses unités de production à rentabilité évidente, peuvent être un frein, voir un obstacle à leur développement.
Les pouvoirs publics pouraient favoriser (subsider) la bio-métanisation des effluents d'élevage pour diminuer l'impact environemental et augmenter la production d'électricité verte.
Jeroen Watté
14-05-2008 22:46
Agroforestry is een duurzame landbouwtechniek waarmee biomassaproductie voor hernieuwbare energie kan gecombineerd worden met voedselproductie, zonder dat de voedselproductie drastisch daalt. Door deze combinatie van twee elementen (bomen en gewassen) kunnen synergieën in het ecosysteem een economische meerwaarde creëren van 20 tot 60% in vergelijking met monoculturen. Ecologische meerwaarde is duidelijk, bomen leggen koolstofdioxide vast, bestrijden erosie, verbeteren bodemvruchtbaarheid, verhogen biodiversiteit, enz... Bovendien kunnen boomsoorten gekozen worden die gezonde plantaardige eiwitten produceren (bvb. noten) of gezonde suikers (fruit), die de lokale economie en gezondheid ten goede komen en kwalitatieve werkgelegenheid en esthetisch aantrekkelijke landschappen kunnen voortbrengen. De Europese Commissie heeft in haar plattelandsbeleid deze maatregel voorzien, maar de regio's in België hebben beslist deze niet op te nemen. Misschien moet de techniek dan maar vanuit de federale overheid ondersteund of toch bekend gemaakt worden om het draagvlak ervoor te vergroten. Meer info en wetenschappelijke onderbouwing vind u op: www.wervel.be/agroforestry In Frankrijk is de trein van agroforestry vertrokken. Springt België er mee op?
Deroover eve
14-05-2008 13:40
Lire à ce sujet Jean Ziegler, 'l'empire de la honte" ou" les nouveaux maîtres du monde"... brrr!
Peut-être faudrait-il faire de vraies campagne de sensibilisation et d'information sur les réelles conséquences de ces nouvelles formes de consommation, en dépit (naïf) de tous les efforts déployés par les industries pour nous faire consommer toujours plus, et plus cher...
DEMEZ Robin
13-05-2008 11:50

Pour la question de l'alimentation et de l'environnement, il faudrait privilégier une pluralité de l'offre des aliments. Je ne suis pas pour une suppression des grandes surfaces du jour au lendemain, mais il faut dès maintenant redonner de la place à la localisation de l'alimentation ce qui préservera l'environnement. Pour diminuer significativement à l'avenir les quantités d'énergie et d'emballages nécessaires au conditionnement de la nourriture, la solution est de redonner l'accès aux petites exploitations agricoles faisant du biologique avec une main d'oeuvre plus importante. Recréer ainsi du tissu social au niveau d'une localité ou municipalité(France).

L'amélioration de l'alimentation et de l'environnement passeront et cela est impératif par une réelle localisation des activités maraichères, passer de l'hétéronomie alimentaire via les grandes surfaces commerciales en Europe à une réelle autonomie alimentaire qui est collective aussi mais recentrée sur un petit territoire ou les personnes produisent et consomment entre elles.