Groupe de mesures 5 : Accroître l’offre de produits écologiques

Les entreprises de distribution ont un rôle particulier à jouer dans le développement d’une consommation durable. Comme toutes entreprises, elles sont sensibles aux mêmes signaux que les entreprises de production mais elles présentent la particularité d’être à l’interface entre producteurs et consommateurs.

A ce titre, elles peuvent donc être à la fois prescripteurs en termes de choix d’offre de produits écologiques et avoir un rôle d’information et de communication vis-à-vis du grand public. Les enseignes de grande distribution accueillent chaque jour dans leurs magasins des millions de consommateurs. L’information dans les lieux de vente permet donc de toucher un public à la fois très nombreux et très diversifié.

Par ailleurs, la grande distribution peut exercer une influence en tant qu’acheteur de masse pour ses marques propres.

Les trois régions ainsi que le fédéral ont, ces dernières années, mené des actions diverses avec le secteur de la distribution. L’accent a été mis sur des préoccupations différentes en fonction des priorités politiques de chacun (prévention déchets, alimentation, cartable scolaire, mise en avant des produits eco-labellisés, etc.).

Le groupe de mesures 5 examinera notamment les mesures concrètes

  • Accroître et diversifier l’offre de produits écologiques et équitables (ex : marque propre écologique, choix de produits sur base de critères environnementaux) ;
  • Faciliter le repérage des produits écologiques par les consommateurs (ex : positionnement des produits dans les rayons, étiquetage spécifique, panneaux informatifs, etc.) ;
  • Accroître l’information aux consommateurs sur les impacts environnementaux des produits (projet pilote pour un groupe de produits à définir) ;
  • Au niveau des enseignes de produits de bricolage (do it yourself) en particulier, accroître l’offre de produits fabriqués à partir de bois durables labellisés ;
  • Accroître, au niveau des ventes, la part de produits respectant certains critères liés à l’alimentation durable (en lien avec le groupe de mesures « alimentation durable ») ;
  • Réduire le nombre d’emballages et améliorer le recyclage des emballages.
     

Réactions: 6

Julie Roïz (Valbiom)
28-05-2008 18:00
Faciliter le repérage des produits écologiques par les consommateurs...

Les produits basés sur des matières premières renouvelables (ou biobasés) sont généralement plus respectueux de l’environnement et de la santé, et présentent moins de risques en terme de pollution.

Cependant rien ne permet de les identifier facilement. Afin d’assurer leur visibilité, un label « biobasé » complèterait pertinnement la liste des labels existants (agriculture biologique, socialement responsable, bois labellisé…). Ce type de label existe déjà aux Etat-Unis mais pas encore en Europe.

Ce type de label permettrait de participer à faciliter le repérage des produits écologiques par les consommateurs.


Réduire le nombre d’emballages et améliorer le recyclage des emballages...

Il faut bien sûr réduire le nombre des emballages mais aussi améliorer la qualité environnementale des emballages que l’on ne peut supprimer, en employant des plastiques biobasés par exemple.

Un tarif préférentiel pour la prise en charge des déchets d’emballage biobasés pourrait être mis en place. Le sytème FOST-plus pourrait intégrer les produits biobasés (respectant la norme EN 13432 sur la compostabilité des emballages) dans leur système de classification et offrir un tarif préférentiel à ces produits. Il faudrait alors organiser une collecte sélective et une filière de traitement de ces plastiques compostables (avec la fraction organique des déchets ménagers).

Geanne
20-05-2008 13:43
Je suis d'accord avec les commentaires precedents : offrir au consommateur un plus large choix de produits ecologiques, moins d'emballage, mieux etiqueter les produits en general et aussi une meilleure information quant a la maniere de se debarasser des produits toxiques qu'ils auraient (huile de friture, restes de pesticides, medicaments perimes, vieux pots de peinture,etc)
2012
19-05-2008 15:58
Ces mesures d'encouragement ne me semblent pas suffisamment draconiennes.
Il faudrait tout simplement interdire les produits dont l'impact écologique tombe sous la barre d'un certain indice de "grèvement" de l'environnement.
Et puis, il faut manger en société, tout comme pour les transports en commun (et la sécu "en commun"), il faudrait avoir les "repas en commun", - et c'est tellement plus chouette que d'aller utiliser son chèque-repas.
Géraldine
17-05-2008 02:58
Excellente idée ! (accroître l'offre de produits respectueux de notre environnement)
Pour cela il faut que les fabricants / producteurs en aient la volonté... et/ou y soient de plus en plus contraints !
Pourquoi encore tant de produits dangereux (au sens de la législation) dans les grandes surfaces, dont certains sont vantés par la pub de façon tout à fait trompeuse, par exemple certains produits de nettoyage systématiquement avec de l'eau de javel... ?!
Il y a du boulot aux niveaux :
- des programmes d'éducation (ceci sort des compétences des ministres concernés par le présent "Printemps" je crois, mais maintenant que le développement durable fait partie intégrante de notre Constitution...) et de l'information des consommateurs
(bien qu'énormément de travail de qualité soit déjà mené en ce sens par une série d'associations)
- des normes de produits (et de la résistance face à certains lobbies industriels peu soucieux de notre environnement et santé à tous !)

Par ailleurs, je me demande de manière plus générale quels liens (et doubles-emplois ?!) il y a entre ce "Printemps de l'environnement" et le processus de planification fédéral qui existe depuis au moins 2000 (loi de 1997 en matière de développement durable...) ?!
=> Déjà un 3ème Plan fédéral de Développement Durable (2008-2012) est en préparation, avec consultations etc.
Alain
15-05-2008 12:54
Quel domage d'acheter des légumes bio emballés dans du plastic non recyclable. Manger bio coute plus cher? Plus cher que les produits blancs, mais pas plus cher que les produits de marque. J'achête des fruits et légumes bio à un petit producteur sur un marché. C'est moins cher que chez Colruyt,le tout dans des emballages en papier.
herbiet
15-05-2008 06:26
A l'heure actuelle, le consommateur prête surtout attention au prix et manger bio coûte plus cher ! Pour compenser, il faudrait des incitants "économiques" sous formes de bons de réduction ou de promotions "2+1 gratuit".