Groupe de mesures 1 : Qu’est-ce qu’un produit écologique ?

La notion de durabilité d'un produit impose la prise en compte des 3 piliers du développement durable à savoir : l'environnement, le social et l'économique.

Les entreprises intègrent, en première approximation, les coûts économiques. La prise en compte des impacts sociaux implique la quantification de critères spécifiques basés notamment sur les règles de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) et repris dans les méthodologies d'évaluation (SA 8000, le Label Social Belge, la liste des indicateurs du GRI,…).
L'intégration des aspects sociaux pose deux problèmes:
  • Les méthodes d'évaluation de ces critères sont relativement lourdes et coûteuses dans la mesure où elles nécessitent des audits externes tout au long de la chaîne de production
  • La pondération de ces critères par rapport aux impacts environnementaux est loin d'être évidente. Que conseiller à un consommateur qui souhaite faire un choix durable entre un produit fair-trade qui vient de loin et un produit local bio ? La juxtaposition d'informations environnementales et sociales impliquera une pondération subjective de la part du consommateur qui ne sera pas nécessairement la meilleure pour la planète.
Face à ces difficultés, les discussions se concentreront sur les aspects environnementaux en n’oubliant pas la santé (cf. ci-dessous groupe de mesures 3 « alimentation et environnement »).
La consommation écologique ne remplace pas nécessairement un produit par un produit alternatif : satisfaire les besoins peut passer par des services (réparation, location, échange, …) ou même par le recours à la dématérialisation (eau du robinet, corde à linge plutôt que séchoir, …). Le groupe de mesure sera donc chargé d’identifier différents niveaux de définition de consommation écologique et de produits écologiques en fonction des types de mesures envisagées.

Réactions: 8

Ledant
20-05-2008 11:29
Si les aspects sociaux sont éludés, sans doute est-il plus honnête de renoncer à l'adjectif "durable" et de parler de produits "verts" ou "écologiques" (ou, plus honnête encore, "moins dommageables que les autres"). Cela dit cette position consistant à omettre les questions sociales ne permettra pas d'éviter la difficulté à pondérer les critères puisque les divers impacts environnementaux ne sont pas commensurables. Les aspects sociaux ne sont d'ailleurs pas forcément plus difficiles à prendre en compte. Par exemple si la composition des prix est connue, on peut suggérer de veiller à ce que les revenus liés au cycle de production et de commercialisation soient simplement proportionnels au travail fourni. Je trouve d'autant plus dommage d'éluder les aspects sociaux que le risque me paraît réel de les voir de plus en plus sacrifiés à la cause environnementale au nom de la justesse de celle-ci et des urgences à se mobiliser (et j'appuie donc le commentaire de M/Me Maes du 13/5).
Jean-Paul Ledant
2012
19-05-2008 15:41
En fait, la notion de "produit" est déjà contradictoire avec la notion d'"écologie". A partir du moment où l'on "produit", cela implique déjà des résidus, des déchets qui souvent sont non dégradables, tout un processus de "part maudite" (Georges Bataille).
Déjà avec l'apparition de l'agriculture, on était mal embarqués, dépendants du cycle du soleil, des saisons, des pluies. A l'époque de la cueillette et de la chasse primitive (au clair de lune - cycle de la lune), c'était encore gérable. Si je plaide pour un retour aux sources? Non, ce qu'il faut absolument revoir, c'est la validité de la notion de "progrès". Des moratoires imposés par l'Etat (au niveau planétaire, - les Nations Unies) sont assurément nécessaires dans certains domaines. Mais il faut agir vite et avec autorité (top-down).
BERGER J-M.
15-05-2008 15:17
En tant que secrétaire de C.P.A.S., je me permets de formuler cette suggestion :
Le site web guidedesachatsdurables est une excellente initiative mais la mise à jour n'est pas effectuée.
Il me semble donc essentiel d'actualiser, en permanence, les données et, pourquoi pas, de mettre ces données à la disposition de tout citoyen.
N'est-ce pas en alliant les conseils aux pouvoirs adjudicataires et les comportements individuels que l'on réussira en ce domaine.
Deroover
14-05-2008 13:17
Bonjour,
Ce serait pas mal d'encourager la réduction des emballages, et donc des déchets. Ecover, par exemple, propose de recharger ses flacons plusieurs fois dans les magasins, avant de les mettre à recycler. Des consignes pour les canettes existent en Allemagne... Il faudrait édifier un "observatoire mondial" des études et mesures prises un peu partout et s'en inspirer...
Pour le fair-trade lointain ou le local bio, le bon sens peut servir de base... cultiver ici des produits exotiques en serre "bio" est idiot, tout autant que d'acheter des asperges chilienne moins chères... non? En fait ce serait bien de redonner un peu de pouvoir au politique par rapport à l'économique, prêt à vendre tout et son contraire au nom de l'écologie. Et contrôler la pub, en donnant plus de pouvoir au Jury d'éthique publicitaire...
Et que dire de l'information du consommateur par rapport au "potager" espagnol, Almeiria ou encore des OGM, dans la viande nourrie au fourrage modifié? Plus de transparence, et d'alternatives à ces modèles effrayants!
En somme, Il y a tellement à (dé)faire.
Baland
13-05-2008 19:33
Bonsoir,

J'aurai une simple idée à proposer : la création d'une norme ISO pour les entreprises qui respectent le développement durable. L'idée est d'étendre la norme ISO 14001 à une norme plus complète qui tient compte autant de l'environnement que de l'aspect social de la societé et, pourquoi pas, y assoscié la qualité.
Maes
13-05-2008 13:16
Jammer dat de sociale aspecten in deze oefening aan de kant geschoven worden wegens te moeilijk. Dit terwijl er in dit domein belangrijke winsten te rapen vallen. Bovendien zou België hierin een absolute koploper kunnen worden met exporteerbare expertise. (idem voor openbare aanbestedingen)
Veel lof voor dit "Lente van het Leefmilieu" initiatief en de mogelijkheden tot participatie. Dus alleen spijtig dat de oefening niet breder werd opgevat om duurzame ontwikkeling in haar geheel te vatten. Het vierde federaal rapport DO had bvb een goede leidraad kunnen zijn.
DEMEZ Robin
13-05-2008 11:33

Bonjour,

Je crois que le premier réflèxe à adopter est celui de la dématérialisation. En effet, permettre au plus de personnes, femmes et hommes de consommer chaque jour de l'eau du robinet et les cordes à linge correspondent à de vrais économies d'énergies( bouteille plastique en PVC donc du pétrole qui deviendra de plus en plus cher et rare) ainsi que les cordes à linges ce qui économise de l'électricité. Les services tels que les réparations, location et échange sont aussi à favoriser et surtout la réparation pour l'électroménager ou autres...
Marc Brasseur
12-05-2008 23:29
Bonjour, Le premier facteur de décision dans l'achat est essentiellement le prix. Il faut des incitants financiers pour favoriser l'achat "éco-responsable" : baissons ou supprimons la TVA sur ces produits et ré-instaurons l'écotaxe sur les produits "éco-dommageables".