Groupe de mesures 10 : sensibilisation et responsabilisation

Différentes initiatives de communication et de sensibilisation ont été entreprises en matière de biodiversité. Les administrations, les institutions scientifiques, les ONG s’investissent dans des activités de communication (publication de dépliants, d’articles, de reportages, etc.). Néanmoins, le travail réalisé est fragmentaire et peu complémentaire.

Il est crucial d’utiliser à la fois les nouveaux medias et les medias traditionnels pour accroître la sensibilisation à la biodiversité en particulier. L’implication d’acteurs et de parties prenantes clés, y compris le secteur privé est également cruciale vu les profondes incidences exercées par les activités commerciales et industrielles sur la biodiversité. Les entreprises peuvent en effet avoir un impact direct ou indirect via l’utilisation de ressources, la production de produits, leur consommation, la gestion de leur terrain, etc.

Pour soutenir les initiatives de sensibilisation, il est nécessaire d’identifier, surveiller et améliorer les connaissances et la compréhension de la biodiversité en Belgique.

Différents instituts de recherche, fédéraux et régionaux, jouent un rôle important dans la sensibilisation du public. La plate-forme belge pour la biodiversité (organe consultatif de la politique scientifique fédérale pour tout ce qui touche a la recherche sur la biodiversite) vise à faciliter le dialogue, la collaboration et la recherche interdisciplinaire entre les gens et les institutions en Belgique et à l'étranger qui travaillent dans le domaine de la biodiversité.

La coopération au développement belge a également un rôle important à jouer dans le cadre de la protection de la biodiversité. Celle-ci est en effet essentielle pour garantir que les objectifs du millénaire en matière de développement durable soient atteints. La Belgique a conclu des accords de coopération interrégionaux et bilatéraux afin d’assurer une gestion intégrée des écosystèmes transfrontaliers. Ainsi, la coopération au développement belge est impliquée dans la préparation d’un Voluntary Partnership Agreement (VPA) dans le cadre de FLEGT en République Démocratique du Congo afin de lutter contre l’abattage illégal d’arbres et le commerce illégal qui en découle. Cette expérience FLEGT, qui concerne plus particulièrement la définition des droits de propriété, peut s’avérer utile dans le cadre de l’élaboration d’approches relatives à la réduction d’émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD). C’est notamment par cette voie que la collaboration au développement participe directement à la lutte contre les changements climatiques.

 

Réactions: 4

2012
19-05-2008 16:10
Dans ce domaine, il ne suffit pas de sensibiliser, d'encourager, d'éduquer et d'informer.
Il faut réguler. Le temps est limité. Il faut décider et imposer. S'il y a un domaine où le dirigisme s'impose, c'est bien celui-ci.
On ne sait jamais à quel moment les problèmes écologiques dépasseront un seuil, - avec des conséquences catastrophiques, accélérées (en châine).
Paindville
15-05-2008 08:26
Ne serait-il pas aussi important voire primordial de protéger la biodiversité dans notre pays, avant de s'occuper d'ailleurs.
On ne peut que constater que l'intérêt du Politique se porte sur des régions du monde susceptibles d'engranger des richesses, mais en attendant la Belgique se délabre dans tous les domaines, et la population s'en ressent !
Question de notre environnement, il serait plus que temps que nos instances arrêtent de prendre notre "Petit Pays" pour un grand, les infrastructures prennent de plus en plus la place de la nature (ex.: autoroutes, aéroports, zoning, extantion des zones habitables, etc...)
Deroover eve
14-05-2008 14:26
Il est essentiel de créer des ponts logiques entre les différents secteurs, par exemple l'influence du REACH (mesure européenne de l'incidence de l'accroissement du nombre et du volume de substances chimiques ds l'environnement) au sein des entreprises. Et y ajouter le facteur temps pour accélérer les mesures prises suite aux conclusions des études... (Au canada, les biberons en polycarbonate vont être interdits à cause du bisphénol A qui a une incidence sur le système endocrinien, sans parler des cosmétiques et des ondes électromagnétiques)
CEDRIC
13-05-2008 09:19
Ne serait-il pas plus réaliste (moins hypocrite) de parler de Durabilité que de Développement durable?En espagne, on parle de soutenabilité, un terme qui a l'avantage de ne pas tromper le citoyen sur l'objectif visé, mais le désavantage d'être peu ambitieux. Le terme Développement Durable est à l'environement ce que Frappe Chirurgicale est à la guerre moderne, ça ne veut rien dire. Ou plutôt ça veut dire tellement de choses différentes. Chez nous, développment signifie croissance économique.Or c'est cette croissance qui est la cause de TOUS les problèmes environnementaux.Je propose de parler de DURABILITé.