
Groupe de mesures 2 : Outils de gestion et de communication du risque en santé environnementale
Le Groupe de mesures 2 se penchera sur la coordination des pouvoirs publics :
- L’étude « Villes et pollutions » initiée par la CIMES a clairement mis en avant deux des difficultés rencontrées dans la réalisation de la plupart des études environnement/santé : la difficulté d’obtention des données de santé concernant des personnes d’une part, et de la présentation/discussion des résultats concernant les populations impliquées d’autre part. L’objectif de cette mesure spécifique est d’atténuer ces deux difficultés communes aux études environnement/santé et de jeter les bases des suites à donner à cette étude spécifique (principalement en ce qui concerne l’extension et l’entretien du réseau de villes belges).
Il serait essentiel de réfléchir dès à présent aux suites qui pourraient être données à ce type de projet qui a été conçu comme un projet pilote devant amener progressivement à une extension du réseau par un échange d’expériences et une construction d’expertise au niveau local.
- la coordination des messages publics n’est pas toujours optimale.
Par exemple, depuis la vague de chaleur de 2003 qui a été à l’origine d’une surmortalité notable en Belgique, un plan d’actions lors de vagues de chaleur et pics d’ozone a été mis en place dans le but d’informer la population des précautions à prendre et des risques encourus. Or la portée du plan « ozone et vague de chaleur » se limite à la période estivale. Une extension des travaux doit être envisagée pour prendre en compte d'autres facteurs de notre environnement. Les 3 étapes suivantes sont à considérer :- Les pics de pollutions aux particules fines et/ou dioxyde d’azote
- Les vagues de froid
- L’adaptation aux changements climatiques
Suite à ces constats, cinq mesures seront proposées à la discussion :
- travailler sur les indicateurs
L’objectif de la mesure est de s’accorder sur les données / indicateurs / thématiques sur lesquels il est prioritaire de travailler au-delà de 2008, d’évaluer dans quelle mesure les travaux actuels du groupe de travail permettent de lancer dès à présent des projets concrets d’amélioration des indicateurs analysés et de définir les contours d’un système d’indicateurs environnement-santé au niveau belge permettant d’une part de répondre aux obligations internationales et d’autre part d’évaluer la situation au niveau belge.
- améliorer la biosurveillance
La biosurveillance humaine est à la fois un outil d'évaluation de l'efficacité des politiques environnementales et de l'exposition réelle de la population (ou de groupes cibles choisis de la population que l'on estime plus exposés ou plus à risques que d'autres) et de sensibilisation/prévention de la population qui y participe. Le 1er volet vise à définir une méthodologie commune et à construire un réseau pour développer une biosurveillance humaine qui pourrait être mise en place dans le cadre de l'enquête de santé par interview (www.iph.fgov.be/epidemio/epifr/index4.htm) et de l'examen de santé (www.ktl.fi/fehes/), et être utilisée dans le cadre de REACH. Le 2ième volet vise à mettre au point des bio-marqueurs d'exposition et d'effets plus complexes qui permettront à terme de tirer des signaux d'alarme et de cibler les efforts d'investigation et de prévention. L'objectif majeur de cette mesure est de développer les coopérations nécessaires à l’harmonisation des méthodologies prévues dans le projet européen.
- renforcer les rapports science / policy making
La situation d’incertitude caractérise de nombreux problèmes liant l’environnement et la santé ce qui rend d’autant plus important l’interaction et la synergie entre « science » et « policy making ». Cette mesure vise à renforcer la coopération entre les chercheurs, les responsables politiques et les parties intéressées afin qu'il y ait un meilleur transfert entre les connaissances scientifiques et leur utilisation dans l'élaboration des politiques, à échanger des idées sur les meilleures pratiques et à mettre en évidence les questions émergentes en matière d'environnement et de santé.
- évaluer économiquement les impacts
Le cycle des politiques publiques amène à des étapes d’évaluation qui sont de plus en plus clairement établies dans les législations. Par ailleurs, un des éléments dont il sera clairement question dans la 5ième Conférence Ministérielle Environnement-santé de l’OMS Europe en 2009 est la notion d’ « accountability » des acteurs de la santé et de l’environnement vis-à-vis des autres secteurs, dans une logique où les coûts indirects et les coûts de l’inaction sont de plus en plus quantifiables et quantifiés, ce qui permet de construire une réelle politique de prévention qui à terme diminuera le budget des soins de santé.
- informer et faire participer le public
Dans les deux groupes de mesure traitant d’intégration de l’environnement et de la santé, la question du développement/de l’utilisation de démarches/d’outils « nouveaux » pour aider à l’information/participation du public a été mise en avant comme un des facteurs clefs de succès de la mise en œuvre des mesures proposées. La communication constitue en effet la clé de voûte du processus d’acceptabilité sociale de toute décision publique en matière de risque, particulièrement en situation d’incertitude.
Réactions: 2
Bernard
22-05-2008 08:27
Instances dirrigeantes, à lire.
"L'arbre de ville, un citadin anonyme parmi tant d'autre".
On passe bien souvent à côté de lui sans le voir si se n'est que pour l'éviter. Il a un rôle important dans bien des domaines autre que l'écosystème, entre autre social, psychologique, paysager, et parfois même, politique. Cet être, survivant de nos cités, malmener par notre développement, portant il reste sans conteste, un intervenant majeur dans la survie de toutes espèces vivantes sur Terre, mais jusque quand ?
Dans l'état actuelle des recherches nous supposons que certaines espèces et pas d'autres ou dans une moindre mesure, seraient aptes à fixer les métaux lourds et que d'autres retiennent les poussières dans leurs poils épidermiques, de ce fait il nous est impossible de dresser un catalogue des capacités des espèces à assainir notre atmosphère urbain.
Afin de mieux connaître les effets du milieu citadin sur les arbres, des études se sont orientées vers leurs réserves en amidon et sucres solubles. Le stockage et l'équilibre de ces réserves est en fonction de la photosynthèse et de la consommation de ces réserves. La qualité et la quantité de ces dernières sont la traduction directe de l'état physiologique de l'arbre. Les diverses agressions répétitives qu'ils subissent entraînent inexorablement des séquelles à très long terme. Pour exemple, un arbre atteint par le sel de déneigement est condamné dans la décennie.
Il importe et est devenu plus qu'urgent, d'intégrer au plus vite ces facteurs dans les plans de gestion communaux des espaces verts et ce avec une vision à très long terme, car il faut bien tenir compte que la longévité et la croissance de nos arbres citadins, est réduite de 20% par rapport à celui en milieu naturel. Les concentrations des différents polluants présent tant dans l'atmosphère que dans le sol urbain, ne sont pas toxiques en eux-mêmes, mais leurs actions ainsi que leur combinaison font qu'elles affaiblissent le végétal et en augmente sa sensibilité aux agressions.
Ne perdons pas de vue que les agents polluants suivants ont été clairement identifiés comme responsable de la dégradation de l'atmosphère mais aussi et cela est nouveau, comme meurtrier des végétaux. Il s'agit entre autre du dioxyde de soufre (SO2) qui en pénétrant dans la feuille par les stomates (échanges gazeux) les force à s'ouvrir d'avantage, augmentant ainsi la transpiration et rendant ainsi l'arbre plus sensible à la sécheresse. Les PAN (Peroxylacetyle) et l'O3 (ozone) sont des molécules formées par réaction photochimique entre les NOx (oxyde d'azote) composés organiques tels les gaz d'échappement et l'oxygène de l'air. Cet ensemble a pour action d'affaiblir le feuillage. Les microparticules, poussières et aérosols provenant de la dégradation de différents matériaux tels bâtiments, pneus, freins, chaussée etc. gênent considérablement l'absorption de la lumière, soit la photosynthèse. Et enfin les métaux lourds dont le principal étant le plomb ne sont jamais absorbés par le feuillage mais s'y déposent avec les autres poussières. Ils y sont délogés par les pluies et leur accumulation au sol n'est pas sans conséquences pour l'arbre. Le Na Cl (Chlorure de sodium) plus communément appelé sel de déneigement, agit dans le sol comme réducteur en eau et en sel minéraux, et dans l'arbre il constitue un redoutable poison extrêmement toxique, bloquant le métabolisme en empêchant les réactions enzymatiques vitales. Les conséquences font que l'arbre meurt d'épuisement en quelques années.
Certains autres facteurs ont aussi pour conséquences, un affaiblissement de nos végétaux urbains, les facteurs pédologiques en font parties, le sol trop compacte, son aération peu suffisante ne permet plus le développement du système radiculaire, se traduisant ainsi par une diminution de la capacité d'absorption de l'eau et des sels minéraux. Le bilan hydrique est également à pointé du doigt, plus de 80% des eaux de pluies sont évacués par le système d'égouttage, à cela s'ajoute les revêtements imperméables rendent l'infiltration impossible, cette absence hydrométrique est compensée en partie par une orientation de racines vers des points plus humides tels les canalisations souterraines. les travaux de voirie ont aussi leur part de responsabilité dans le dépérissement de nos arbres par les différentes mutilations que subit le système radiculaire. Enfin l'absence d'humus généré par les ramassages de feuilles et des brindilles ne permet pas le retour par décomposition des sels minéraux qu'y sont contenus.
Pour en finir et cela constitue l'essentiel de mes griefs envers les administrations communales, les tailles, en fonction de ce qui précède, elles sont trop souvent inadaptées voire déraisonnable. Elles devraient être pratiquées avec discernement. Il faut éviter la coupe de grosses branches car cela cause des plaies qui ne se referment pas et entraînent ainsi l'apparition de pourriture qui à la longue creuse le tronc jusqu'aux racines et conduit à la mort de l'arbre à moyen terme. De plus la reconstitution de la couronne peut prendre de 2 à 3 ans si les conditions soient optimales à sa croissance, ce qui est rarement le cas dans nos villes. Une taille sévère ne peut se pratiquer qu'une fois tous les trente ans en moyenne tout en préservant 80% de la couronne et en tenant compte que toutes les espèces ne la supportent pas.
"L'arbre de ville, un citadin anonyme parmi tant d'autre".
On passe bien souvent à côté de lui sans le voir si se n'est que pour l'éviter. Il a un rôle important dans bien des domaines autre que l'écosystème, entre autre social, psychologique, paysager, et parfois même, politique. Cet être, survivant de nos cités, malmener par notre développement, portant il reste sans conteste, un intervenant majeur dans la survie de toutes espèces vivantes sur Terre, mais jusque quand ?
Dans l'état actuelle des recherches nous supposons que certaines espèces et pas d'autres ou dans une moindre mesure, seraient aptes à fixer les métaux lourds et que d'autres retiennent les poussières dans leurs poils épidermiques, de ce fait il nous est impossible de dresser un catalogue des capacités des espèces à assainir notre atmosphère urbain.
Afin de mieux connaître les effets du milieu citadin sur les arbres, des études se sont orientées vers leurs réserves en amidon et sucres solubles. Le stockage et l'équilibre de ces réserves est en fonction de la photosynthèse et de la consommation de ces réserves. La qualité et la quantité de ces dernières sont la traduction directe de l'état physiologique de l'arbre. Les diverses agressions répétitives qu'ils subissent entraînent inexorablement des séquelles à très long terme. Pour exemple, un arbre atteint par le sel de déneigement est condamné dans la décennie.
Il importe et est devenu plus qu'urgent, d'intégrer au plus vite ces facteurs dans les plans de gestion communaux des espaces verts et ce avec une vision à très long terme, car il faut bien tenir compte que la longévité et la croissance de nos arbres citadins, est réduite de 20% par rapport à celui en milieu naturel. Les concentrations des différents polluants présent tant dans l'atmosphère que dans le sol urbain, ne sont pas toxiques en eux-mêmes, mais leurs actions ainsi que leur combinaison font qu'elles affaiblissent le végétal et en augmente sa sensibilité aux agressions.
Ne perdons pas de vue que les agents polluants suivants ont été clairement identifiés comme responsable de la dégradation de l'atmosphère mais aussi et cela est nouveau, comme meurtrier des végétaux. Il s'agit entre autre du dioxyde de soufre (SO2) qui en pénétrant dans la feuille par les stomates (échanges gazeux) les force à s'ouvrir d'avantage, augmentant ainsi la transpiration et rendant ainsi l'arbre plus sensible à la sécheresse. Les PAN (Peroxylacetyle) et l'O3 (ozone) sont des molécules formées par réaction photochimique entre les NOx (oxyde d'azote) composés organiques tels les gaz d'échappement et l'oxygène de l'air. Cet ensemble a pour action d'affaiblir le feuillage. Les microparticules, poussières et aérosols provenant de la dégradation de différents matériaux tels bâtiments, pneus, freins, chaussée etc. gênent considérablement l'absorption de la lumière, soit la photosynthèse. Et enfin les métaux lourds dont le principal étant le plomb ne sont jamais absorbés par le feuillage mais s'y déposent avec les autres poussières. Ils y sont délogés par les pluies et leur accumulation au sol n'est pas sans conséquences pour l'arbre. Le Na Cl (Chlorure de sodium) plus communément appelé sel de déneigement, agit dans le sol comme réducteur en eau et en sel minéraux, et dans l'arbre il constitue un redoutable poison extrêmement toxique, bloquant le métabolisme en empêchant les réactions enzymatiques vitales. Les conséquences font que l'arbre meurt d'épuisement en quelques années.
Certains autres facteurs ont aussi pour conséquences, un affaiblissement de nos végétaux urbains, les facteurs pédologiques en font parties, le sol trop compacte, son aération peu suffisante ne permet plus le développement du système radiculaire, se traduisant ainsi par une diminution de la capacité d'absorption de l'eau et des sels minéraux. Le bilan hydrique est également à pointé du doigt, plus de 80% des eaux de pluies sont évacués par le système d'égouttage, à cela s'ajoute les revêtements imperméables rendent l'infiltration impossible, cette absence hydrométrique est compensée en partie par une orientation de racines vers des points plus humides tels les canalisations souterraines. les travaux de voirie ont aussi leur part de responsabilité dans le dépérissement de nos arbres par les différentes mutilations que subit le système radiculaire. Enfin l'absence d'humus généré par les ramassages de feuilles et des brindilles ne permet pas le retour par décomposition des sels minéraux qu'y sont contenus.
Pour en finir et cela constitue l'essentiel de mes griefs envers les administrations communales, les tailles, en fonction de ce qui précède, elles sont trop souvent inadaptées voire déraisonnable. Elles devraient être pratiquées avec discernement. Il faut éviter la coupe de grosses branches car cela cause des plaies qui ne se referment pas et entraînent ainsi l'apparition de pourriture qui à la longue creuse le tronc jusqu'aux racines et conduit à la mort de l'arbre à moyen terme. De plus la reconstitution de la couronne peut prendre de 2 à 3 ans si les conditions soient optimales à sa croissance, ce qui est rarement le cas dans nos villes. Une taille sévère ne peut se pratiquer qu'une fois tous les trente ans en moyenne tout en préservant 80% de la couronne et en tenant compte que toutes les espèces ne la supportent pas.
Bernard
22-05-2008 08:25
Cela concerne justement les particules fines et autres agents néfastes à l'environnement et à la qualité de notre air en ville.
Ne continuer pas de faire la politique de l'autruche.
Que les communes arrêtent de pratiquer des tailles trop sévères de nos arbres, ils ne peuvent plus faire l'échange gazeux fournisseur d'Oxygène mais aussi de filtrer notre air de tous les gaz nocifs, poussières diverses mais également des allergènes, et ce pour une durée de +/- 2ans.
D'une part les arbres s'affaiblissent et finissent par mourir faute de résistance suffisante aux agressions bactériennes, virales et environnementales.
Et d'autre part il ne peuvent plus empêcher l'évaporation des sols, mais aussi ils ne savent plus transpirer eux-même humidifiant du coup notre air, en final assèchement dangereux de l'environnement.
Vous nous axphyxiez !
Ne continuer pas de faire la politique de l'autruche.
Que les communes arrêtent de pratiquer des tailles trop sévères de nos arbres, ils ne peuvent plus faire l'échange gazeux fournisseur d'Oxygène mais aussi de filtrer notre air de tous les gaz nocifs, poussières diverses mais également des allergènes, et ce pour une durée de +/- 2ans.
D'une part les arbres s'affaiblissent et finissent par mourir faute de résistance suffisante aux agressions bactériennes, virales et environnementales.
Et d'autre part il ne peuvent plus empêcher l'évaporation des sols, mais aussi ils ne savent plus transpirer eux-même humidifiant du coup notre air, en final assèchement dangereux de l'environnement.
Vous nous axphyxiez !


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