Le Printemps de l’Environnement : rendez-vous avec les générations futures

Le Premier Ministre Yves Leterme, les Ministres régionaux de l’Environnement, Hilde Crevits, Evelyne Huytebroeck, Benoit Lutgen, ainsi que le Ministre fédéral du Climat et de l’Energie, Paul Magnette, ont officiellement lancé le « Printemps de l’Environnement ». 

Ce grand processus participatif au sujet du climat, de l’environnement et du développement durable débutera au mois d’avril et se clôturera au début de l’été. Le Printemps de l’Environnement va permettre de rassembler au sein d’ateliers thématiques, tous les acteurs concernés par les sujets abordés, afin d’atteindre un seul et même but commun : un meilleur cadre de vie pour les générations futures.

Sur un sujet qui se caractérise par sa transversalité, le Printemps de l’Environnement devra instaurer une véritable culture de la coordination et de la concertation afin que les décisions prises soient cohérentes, à travers tous les niveaux de pouvoir. L’adhésion de tous les ministres de l’environnement du pays ainsi que le soutien du Premier ministre étaient donc indispensables pour lancer ce processus qui doit aboutir à des engagements fermes et précis des autorités. La participation de tous les acteurs politiques concernés, toutes entités fédérées confondues, est en effet un signal fort et augure de la réussite de ce processus participatif.

Plus précisément, le Printemps de l’Environnement aura pour mission de :

  • Assurer la meilleure coordination possible entre les différents mécanismes de programmation liés aux matières environnementales.
  • Aboutir à des engagements précis du Gouvernement assortis d’une feuille de route, suite aux conclusions présentées par les groupes de travail.
  • Assurer une meilleure association des régions, en amont, aux matières environnementales qui relèvent du fédéral.
  • Associer étroitement les partenaires sociaux et la société civile en général aux consultations
  • Donner une visibilité à ces thématiques dans l’opinion publique.

Les ateliers thématiques : le cœur du Printemps de l’Environnement

Les ateliers auront lieu entre les mois de mai et de juin. Au total, environ 200 personnes seront invitées à participer au Printemps de l’Environnement en provenance de différents niveaux de pouvoir, de la société civile ainsi que des scientifiques, des experts et des représentants internationaux. Les participants seront répartis en quatre ateliers, organisés sur l’ensemble du territoire national.

Ils se concentreront sur l’un des thèmes suivants:

  • Lutte contre les changements climatiques et l ‘energie durable
  • Environnement et santé
  • Modes de production et consommation durables, ressources naturelles et biodiversité
  • Transports et mobilité

L’organisation et la gestion des ateliers s’effectuent en collaboration avec les trois régions. Chaque atelier sera composé de responsables politiques et administratifs, de partenaires sociaux, de scientifiques et de représentants de la société civile. Les ateliers disposeront d’une présidence, d’un secrétaire (issu des SPF et SPP). Enfin, un ou deux rapporteurs assureront la coordination des secrétaires. Un Presidium sera le garant du bon fonctionnement du processus général.

Chaque atelier s’étalera sur deux à quatre semaines de 3 à 4 jours. Chaque semaine sera composée d’une période de réflexion et d’élaboration.

Des documents de départs seront officiellement distribués aux participants. Ces documents détailleront tous les sujets et les propositions qui seront débattus lors du Printemps de l’environnement.

Transport et mobilité

En Belgique, le secteur du transport est largement dominé par le transport routier (93% pour les passagers, 71% pour le fret, sans tenir compte des transports internationaux maritime et aérien). Le nombre de kilomètres parcourus sur les routes belges a plus que triplé entre 1970 et 2003, passant de 29 milliards à 93 milliards (+217%).

La croissance du trafic de marchandises est strictement liée au type d’activité économique. En Belgique, l’économie repose sur la production et l’exportation de biens intermédiaires ou semi-finis et sur les importations de matières premières et de pièces détachées. De plus, la Belgique accueille de grands ports (Anvers, Zeebruge) qui génèrent non seulement du transport maritime mais aussi du transport routier et ferroviaire.

Selon le rapport 2007 de la Commission Nationale climat, les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées aux transports représentaient 18,4% du total des émissions nationales en 2005.

Le transport routier représente aujourd’hui à lui seul 94% des émissions de CO2 du secteur des transports.  Les émissions du transport fluvial et ferroviaire ne contribuent que très marginalement aux émissions totales du secteur.

L’utilisation de combustibles fossiles par le secteur du transport est responsable de l’émission de gaz à effet de serre (GES), mais aussi d’autres polluants atmosphériques, notamment des oxydes d’azote et de soufre, des composés organiques volatils et des particules fines, qui occasionnent d’autres types de pollution et de nombreux problèmes de santé.

De manière générale et toutes sources confondues, les émissions en Belgique d’oxydes d’azote ont diminué de 15% entre 1990 et 2002, celles d’oxydes de soufre de 58% et celles de monoxyde de carbone de 21%. La baisse des émissions (NOx, SOx et PM) est le résultat de l’amélioration rapide des normes d’émissions par kilomètre pour les véhicules. Pour les émissions de GES, les progrès sont beaucoup moins importants.

Néanmoins, toutes les évolutions actuelles ne sont pas positives et la situation reste préoccupante, par exemple pour l’ozone et les particules.

Les transports maritimes et aériens sont également responsables d’émissions de polluants et de GES. Le transport aérien émet, par tonne chargée, environ 200 fois plus de GES que le transport maritime. Le transport maritime exerce aussi d’autres pressions sur les ressources naturelles, avec notamment les dégazages et les risques d’accidents maritimes.